ÉTUDES CLINIQUES SUR LES INGRÉDIENTS SUIVANTS :

Berbérine

Effets de la supplémentation en berbérine sur l'obésité, l'inflammation et les enzymes hépatiques : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés.

Résumé

Introduction : À ce jour, aucune étude n'a synthétisé les résultats concernant les effets de la berbérine sur les paramètres anthropométriques, la protéine C-réactive (CRP) et les enzymes hépatiques. Cette revue systématique et méta-analyse, basée sur des essais contrôlés randomisés (ECR), vise à analyser les effets de la berbérine sur ces paramètres.

Méthode : Les bases de données suivantes ont été consultées afin d'identifier les études éligibles publiées depuis leur création jusqu'au 30 juillet 2019 : MEDLINE, EMBASE, Web of Science, Cochrane Library, PubMed et Google Scholar. Les données nécessaires ont été extraites. Les données ont été regroupées par la méthode de la variance inverse et exprimées sous forme de différence moyenne avec un intervalle de confiance à 95 % (IC à 95 %).

Résultats : Douze études ont été incluses. Le traitement à la berbérine a diminué de façon modérée mais significative le poids corporel (WMD = -2,07 kg, IC à 95 % -3,09, -1,05, P < 0,001), l'indice de masse corporelle (IMC) (WMD = -0,47 kg/m2, IC à 95 % -0,70, -0,23, P < 0,001), le tour de taille (TT) (WMD = -1,08 cm, IC à 95 % -1,97, -0,19, P = 0,018) et les concentrations de protéine C-réactive (CRP) (WMD = -0,42 mg/L, IC à 95 % -0,82, -0,03, P = 0,034). Cependant, la prise de berbérine n'a pas eu d'effet sur les enzymes hépatiques, notamment l'alanine aminotransférase (ALT) (différence moyenne pondérée [DMP] = -1,66 UI/U, IC à 95 % [-3,98 ; 0,65], p = 0,160) et l'aspartate aminotransférase (AST) (DMP = -0,87 UI/U, IC à 95 % [-2,56 ; 0,82], p = 0,311).

Conclusion : Cette méta-analyse a mis en évidence une réduction significative du poids corporel, de l'IMC, du tour de taille et du taux de CRP associée à la prise de berbérine, ce qui pourrait avoir contribué indirectement à l'amélioration des symptômes cliniques dans les maladies métaboliques. L'administration de berbérine n'a pas eu d'effet significatif sur les taux d'ALT et d'AST.

Source : Asbaghi ​​O, Ghanbari N, Shekari M, Reiner Ž, Amirani E, Hallajzadeh J, Mirsafaei L, Asemi Z. Effet de la supplémentation en berbérine sur les paramètres de l’obésité, l’inflammation et les enzymes hépatiques : revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés. Clin Nutr ESPEN. 2020 août ; 38 : 43-49. doi : 10.1016/j.clnesp.2020.04.010. Publication en ligne : 6 mai 2020. PMID : 32690176.

Effets de la berbérine sur la perte de poids pour prévenir l'obésité : une revue systématique

Résumé

Cette étude présente une analyse critique des études expérimentales in vitro, chez l'humain et chez l'animal ayant évalué l'efficacité de la berbérine et son effet sur la prise en charge de l'obésité et de ses conséquences métaboliques. Cette revue a permis de synthétiser les effets de la berbérine dans différents modèles et leurs mécanismes d'action. Dans les modèles précliniques, la berbérine agit sur le microbiote intestinal en réduisant sa diversité dès une dose de 100 mg/kg/jour. De plus, chez l'animal, elle exerce une action sur la glycémie par inhibition de l'α-glycosidase à une dose de 200 mg/kg/jour. Enfin, la berbérine est également connue pour inhiber la différenciation des adipocytes en diminuant l'expression des LXR, des PPAR et des SREBP à 150 mg/kg/jour. D'autres mécanismes attribués à la berbérine sont liés à son inhibition de la néoglucogenèse hépatique via la phosphéoénolpyruvate carboxykinase (PEPCK), la glucose-6-phosphate carboxylase (G6Pase) et la protéine kinase activée par l'AMP (AMPK). De plus, la berbérine (associée à la levure de riz rouge) diminue efficacement les taux de lipides chez le rat, ce qui réduit la prise de poids à des doses de 40 à 380 mg/kg/jour. Toutes ces données précliniques sont confirmées par des études chez l'humain, où la berbérine module la diversité du microbiote intestinal à la dose de 500 mg/jour. Par ailleurs, la berbérine a un effet bénéfique sur la régulation génique de l'absorption du cholestérol à une dose quotidienne de 300 mg chez l'humain, et une amélioration de l'accumulation de glucose a également été observée à une dose quotidienne de 1,0 g. Pour toutes ces raisons, cette revue présente un aperçu important de l'impact de la berbérine dans le traitement et la prévention de l'obésité.

Source : Zahra Ilyas, Simone Perna, Salwa Al-thawadi, Tariq A. Alalwan, Antonella Riva, Giovanna Petrangolini, Clara Gasparri, Vittoria Infantino, Gabriella Peroni, Mariangela Rondanelli, L'effet de la berbérine sur la perte de poids afin de prévenir l'obésité : une revue systématique, Biomédecine et pharmacothérapie, Volume 127, 2020, 110137, ISSN 0753-3322, https://doi.org/10.1016/j.biopha.2020.110137.

Berbérine et adiposité chez les personnes non diabétiques présentant une obésité et un syndrome MASLD

Résumé

La berbérine représente une thérapie potentielle pour les troubles métaboliques, mais ses effets sur le tissu adipeux viscéral (TAV) et la stéatose hépatique restent incertains.

Objectifs : Évaluer l’efficacité et l’innocuité de la berbérine pour réduire la surface du TAV et la stéatose hépatique chez des personnes non diabétiques présentant une obésité et une stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (SHAM).

Méthode, cadre et participants : Dans cet essai clinique multicentrique, randomisé en double aveugle, des personnes non diabétiques présentant une obésité et une SHAM ont été recrutées dans 11 hôpitaux en Chine entre le 6 juillet et le 29 décembre 2023, avec un suivi de 6 mois.

Interventions : Les participants ont été randomisés pour recevoir soit de la berbérine par voie orale (1 g/j), soit un placebo.

Critères d’évaluation principaux : Les critères d’évaluation principaux étaient la variation relative en pourcentage de la surface du TAV et la variation absolue de la stéatose hépatique, évaluées par tomodensitométrie. Les autres critères d’évaluation comprenaient les variations des paramètres glycémiques, lipidiques et inflammatoires. Les analyses ont été réalisées selon le principe de l'intention de traiter.

Résultats : Parmi les 337 participants randomisés (âge moyen [écart-type] : 41,8 [10,6] ans ; 221 [65,6 %] hommes), 169 ont reçu de la berbérine et 168 un placebo. Les taux moyens (écart-type) d'observance au traitement étaient de 90,3 % (14,7 %) pour la berbérine et de 90,7 % (17,4 %) pour le placebo. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant la surface de tissu adipeux viscéral (1,4 % [IC à 97,5 % : −2,4 % à 5,2 %]) ni la stéatose hépatique (0,9 % [IC à 97,5 % : −0,4 % à 2,1 %]). La berbérine a été associée à des réductions plus importantes du cholestérol LDL (−7,72 [IC à 95 %, −13,13 à −1,93] mg/dL), de l'apolipoprotéine B (−3,42 [IC à 95 %, −6,33 à −0,51] mg/dL) et de la protéine C-réactive ultrasensible (hs-CRP) (−0,072 [IC à 95 %, −0,140 à −0,004] mg/dL) par rapport au placebo, mais pas aux autres critères d'évaluation secondaires. L'incidence des événements indésirables était similaire dans les deux groupes. Les analyses post hoc ont suggéré des réductions plus importantes et constantes du cholestérol LDL, de l'apolipoprotéine B et de la hs-CRP chez les participants présentant des taux initiaux de hs-CRP plus élevés.

Conclusions et pertinence : Dans cet essai clinique randomisé mené auprès de personnes non diabétiques présentant une obésité et une stéatose hépatique non alcoolique (MASLD), un traitement de 6 mois à la berbérine à la dose quotidienne de 1 g a montré un excellent profil de sécurité, mais n’a pas réduit la surface de tissu adipeux viscéral ni la stéatose hépatique.

Source : Lei L, Wang B, Zhao L, et al. Berberine and Adiposity in Diabetes-Free Individuals With Obesity and MASLD: A Randomized Clinical Trial. JAMA Netw Open. 2026;9(1):e2554152. doi:10.1001/jamanetworkopen.2025.54152

L‑Glutamine

L'ajout de L-glutamine à un régime riche en graisses réduit le poids corporel et atténue l'hyperglycémie et l'hyperinsulinémie chez les souris C57BL/6J

Résumé

Les souris C57BL/6J (B/6J) sont génétiquement prédisposées à l'obésité et à l'hyperglycémie lorsqu'elles sont soumises à un régime alimentaire riche en graisses. Cette étude visait à explorer l'effet d'une supplémentation alimentaire en L-glutamine (Gln), un inhibiteur de l'oxydation des acides gras, sur le développement de l'hyperglycémie et la prise de poids excessive. Des groupes de 10 souris mâles B/6J, appariées en âge et en poids, ont été soumis à quatre régimes alimentaires différents : 1) un régime pauvre en graisses et en saccharose (LL), étudié séparément ; 2) un régime riche en graisses et pauvre en saccharose (HL) ; 3) un régime riche en graisses et pauvre en saccharose supplémenté en L-glutamine (HL+Gln) ; et 4) un régime riche en graisses et pauvre en saccharose supplémenté en L-alanine (HL+Ala). L'apport énergétique, le poids corporel, la glycémie et l'insulinémie ont été mesurés au cours du temps. Aucune différence d'apport énergétique par unité de poids corporel n'a été observée entre les groupes après les deux premières semaines d'alimentation. Cependant, le poids corporel moyen ± erreur standard (27,1 ± 0,6 g) du groupe LL, mesuré à 16 semaines, était significativement inférieur (p < 0,05) à celui du groupe HL (37,9 ± 1,9 g). De même, après 5,5 mois, les concentrations plasmatiques moyennes ± erreur standard de la moyenne (6,9 ± 0,4 mmol/l et 146 ± 30 pmol/l) chez les souris du groupe LL étaient respectivement inférieures (p < 0,05) à celles du groupe HL (10,1 ± 0,9 mmol/l et 438 ± 84 pmol/l). Bien que les deux acides aminés aient entraîné une réduction de 10 % (p < 0,05) du poids corporel par rapport au régime HL à la 16e semaine, seule la supplémentation en glutamine a induit une réduction persistante des concentrations plasmatiques de glucose et d'insuline sur une période de 5,5 mois. Dans une autre expérience, l'ajout de glutamine à un régime riche en graisses (HL) pendant deux mois chez des souris présentant une hyperglycémie sévère a permis d'atténuer la prise de poids, l'hyperglycémie et l'hyperinsulinémie. En conclusion, la supplémentation en glutamine d'un régime riche en graisses réduit le poids corporel et atténue l'hyperglycémie et l'hyperinsulinémie chez les souris B/6J.

Source : Opara EC, Petro A, Tevrizian A, Feinglos MN, Surwit RS. L-glutamine supplementation of a high fat diet reduces body weight and attenuates hyperglycemia and hyperinsulinmia in C57BL/6J mice. J Nutr. 1996 Jan;126(1):273-9. doi: 10.1093/jn/126.1.273. PMID: 8558312.

Glutamine : un nouvel acteur dans le maintien de la force osseuse et de la forme physique chez les souris obèses

Résumé

Contexte et objectifs

La glutamine joue un rôle clé dans le métabolisme cellulaire et l'homéostasie tissulaire. En cas d'obésité, les taux de glutamine circulante diminuent, ce qui s'accompagne d'une altération de l'homéostasie osseuse et d'un risque accru de fracture. Bien que la supplémentation alimentaire en glutamine présente des bénéfices métaboliques, ses effets sur le métabolisme osseux et adipeux restent mal connus. Cette étude examine si la supplémentation en glutamine atténue les altérations du métabolisme osseux et adipeux induites par l'obésité.

Méthodes : Des souris mâles C57BL/6J ont été soumises à une intervention diététique de deux mois, soit avec un régime riche en graisses (HFD), soit avec un régime HFD supplémenté en glutamine (HFD + G), un régime pauvre en graisses (LFD) servant de groupe témoin. Le poids corporel, la masse grasse, la tolérance au glucose, la morphologie du tissu adipeux blanc (WAT) et les paramètres osseux ont été analysés. Des tests fonctionnels sur des cellules souches mésenchymateuses dérivées du tissu adipeux (AT-MSC) et des cellules stromales de la moelle osseuse (BMSC) ont permis d'évaluer leur phénotype métabolique et leur potentiel de différenciation. Le métabolisme de la glutamine a été évalué et les résultats ont été étendus aux cellules souches mésenchymateuses de moelle osseuse humaine (CSM-MO) afin d'évaluer les profils de glutaminolyse spécifiques au sexe.

Résultats : La supplémentation en glutamine a atténué la prise de poids, la masse grasse et le poids du tissu adipeux blanc (TAB), tout en améliorant la tolérance au glucose par rapport aux souris soumises à un régime riche en graisses. Dans le TAB, la glutamine a réduit l'hypertrophie des adipocytes et l'inflammation, tandis que dans les CSM-TA, elle a supprimé le phénotype hypermétabolique induit par l'obésité en orientant les cellules vers la quiescence. Au niveau osseux, la glutamine a amélioré la qualité osseuse, tout en réduisant l'adiposité médullaire et la résorption osseuse. Les CSM-MO de souris traitées à la glutamine ont montré une diminution du potentiel adipogénique et une augmentation du potentiel ostéogénique, soutenues par un métabolisme de la glutamine accru, ce qui a maintenu la pluripotence des cellules et réduit l'inflammation induite par l'obésité. Chez les CSM-MO humaines, le métabolisme de la glutamine a présenté des différences spécifiques au sexe, soulignant sa pertinence physiologique.

Conclusion : La supplémentation en glutamine améliore la santé métabolique systémique et l’intégrité osseuse aux niveaux organique et cellulaire, soulignant son potentiel en tant que stratégie thérapeutique pour la prévention des maladies métaboliques et osseuses liées à l’obésité.

Source : Martina Dzubanova, Michaela Ferencakova, Dung K. Nguyen, Kristina Bardova, Elena Golovina, Heleen Fehervary, Andrea Benova, Yusuf Odabaşı, Ravindra Naraine, Radek Sindelka, Frantisek Spoutil, Jan Prochazka, Tomas Cajka, G. Harry van Lenthe, Rita Sarkis, Olaia Naveiras, Martin Rossmeisl, Jan Kopecky, Michaela Tencerova, Glutamine : Un nouvel acteur dans le maintien de la force squelettique et de la forme physique chez les souris obèses, Clinical Nutrition, Volume 54,

2025, pages 162 à 176, ISSN 0261-5614, https://doi.org/10.1016/j.clnu.2025.09.018.

Extrait de cannelle

La supplémentation en cannelle améliore le syndrome métabolique chez les Indiens d'Asie

Résumé

En Inde, le diabète de type 2 (DT2) et les maladies cardiovasculaires (MCV) ont doublé au cours des trente dernières années, et les formes précoces et sévères de MCV sont fréquentes 1. Les personnes atteintes du syndrome métabolique présentent un risque cinq fois plus élevé de développer un DT2 et trois fois plus élevé de subir un infarctus ou un AVC que les personnes non atteintes 2. Ces personnes ont également deux fois plus de risques de décéder du DT2 et d'un infarctus ou d'un AVC 2. Près de 20 à 30 % de la population des villes indiennes souffre du syndrome métabolique 3.

Des études antérieures ont suggéré un rôle potentiel de la cannelle et de ses composants dans l'amélioration des facteurs de risque associés au syndrome métabolique 4,5. Ceci a incité Jain et al. à concevoir un essai randomisé, contrôlé par placebo et en double aveugle, d'une durée de 16 semaines<sup>6</sup>, afin d'explorer l'effet d'une supplémentation en cannelle sur la composition corporelle et les paramètres métaboliques d'Indiens d'origine asiatique atteints du syndrome métabolique. Cent seize personnes atteintes du syndrome métabolique ont été réparties aléatoirement en deux groupes d'intervention diététique : un groupe recevant de la cannelle [6 gélules (3 g) par jour] et un groupe recevant un placebo à base de farine de blé [6 gélules (2,5 g) par jour]. Les paramètres suivants ont été évalués à l'inclusion et après 16 semaines de supplémentation en cannelle : composition corporelle (poids, indice de masse corporelle [IMC], tour de taille [TT], rapport taille/hanches, pourcentage de masse grasse, pression artérielle systolique [PAS] et diastolique [PAD]) et paramètres métaboliques [glycémie à jeun [GAJ], HbA1c, profil lipidique et protéine C-réactive ultrasensible [hs-CRP]).

À l'inclusion, les deux groupes étaient similaires ; cependant, le groupe cannelle présentait un poids moyen (p = 0,009) et un IMC (p = 0,010) significativement supérieurs à ceux du groupe placebo. Après seize semaines, des améliorations significatives ont été observées dans le groupe cannelle par rapport au groupe témoin. Des diminutions ont été constatées pour les paramètres suivants : poids (3,0 kg, p = 0,001), IMC (1,3 kg/m², p = 0,001), TT (4,8 cm, p = 0,002) et rapport taille/hanches (0,03, p = 0,001). P = 0,028), la masse grasse (diminution de 3 %, (P = 0,011), la PAS (8,3 mmHg, P = 0,001), la PAD (6,9 mmHg, P = 0,001), la glycémie à jeun (0,5 mmol/L, P = 0,001), l'HbA1c (2,6 mmol/mol, P = 0,023), la glycémie postprandiale (0,6 mmol/L, P = 0,030), le cholestérol total (0,42 mmol/L, P = 0,006), les triglycérides (0,20 mmol/L, P = 0,010), le LDL (0,37 mmol/L, P = 0,003) et le rapport LDL/HDL (0,72, P = 0,001). De plus, le groupe cannelle a présenté une augmentation significative de 0,05 mmol/L du HDL par rapport au groupe placebo. (P = 0,035). Le taux de hs-CRP n'a pas varié significativement dans les deux groupes ; cependant, la prévalence du syndrome métabolique a été significativement réduite de 34,5 % dans le groupe cannelle par rapport à 5,2 % dans le groupe placebo.

Globalement, la prise de 3 g/jour de cannelle pendant 16 semaines a eu un effet bénéfique chez les Indiens d'Asie atteints du syndrome métabolique, comme en témoignent la diminution significative de l'hyperglycémie, du poids corporel, de l'adiposité totale, de l'adiposité abdominale et des taux de lipides sériques par rapport au placebo.

De futures études devraient évaluer les bénéfices de différentes doses de cannelle sur des périodes plus longues et avec des groupes d'intervention plus importants. Par ailleurs, la population obèse incluse dans l'étude ne permet pas de généraliser les résultats à une population plus mince.

Source : Jain, Sonal Gupta, Seema Puri, Anoop Misra, Seema Gulati et Kalaivani Mani. « Effet d'une intervention orale à base de cannelle sur le profil métabolique et la composition corporelle d'Indiens d'Asie atteints du syndrome métabolique : un essai contrôlé randomisé en double aveugle.» Lipids in health and disease 16, n° 1 (2017) : 113.

Pomegranate extract

Dietary fatty acids from pomegranate seeds (Punica granatum) inhibit adipogenesis and impact the expression of the obesity-associated mRNA transcripts in human adipose-derived mesenchymal stem cells

Abstract

Obesity is a metabolic disorder that manifests into various forms. Recent studies have indicated that the pomegranate (Punica granatum) seed oil (PSO) has many biologically active components that help in controlling diet-induced obesity and insulin resistance. However, its impact on the adipogenic differentiation of human adipose-derived mesenchymal stem cells (HADMSC) remains unclear. Here we have attempted to study the anti-obesity potential of SHAMstat3pg, a fatty acid composite extracted from PSO. It is composed of three dietary fatty acids: punicic acid [(9Z,11E,13Z)-9,11,13-Octadecatrienoic acid], oleic acid [Cis-9-Octadecenoic acid], and linoleic acid [(9Z,12Z)-octadeca-9,12-dienoic acid]. In this study, we discuss the impact of the fatty acids on adipogenesis, inflammation, glucose uptake, and mitochondrial ATP production. The impact of SHAMstat3pg on the expression of various obesity-associated protein and mRNA transcripts in HADMSC was also analyzed. The results indicate that exposure to 10 µg/ml of SHAMstat3pg (24 hr) inhibited adipogenesis of HADMSC, ameliorated inflammation, attenuated ATP production, and glucose uptake. Also, the extract favorably regulated the mRNA expression of the studied obesity-associated gene transcripts. PRACTICAL APPLICATIONS: SHAMstat3pg has the potential to serve as a multi-targeted therapy for the management of obesity. This study demonstrated that the dietary fatty acids inhibited the differentiation of preadipocytes to adipocytes. SHAMstat3pg has also shown to have a favorable impact on the expression of the obesity-linked proteins and genes in HADMSC that are associated with adipogenesis, inflammation, satiety, energy intake/expenditure (central and peripheral signaling molecules). The study gives an overview of the vast number of genes impacted by the treatment with SHAMstat3pg paving the way for future studies to demonstrate the exact mode of action of how dietary fatty acids can help manage obesity, insulin resistance, and type 2 diabetes.

Source: Trichur Khabeer S, Prashant A, Haravey Krishnan M. Dietary fatty acids from pomegranate seeds (Punica granatum) inhibit adipogenesis and impact the expression of the obesity-associated mRNA transcripts in human adipose-derived mesenchymal stem cells. J Food Biochem. 2019 Mar;43(3):e12739. doi: 10.1111/jfbc.12739. Epub 2018 Dec 2. PMID: 31353555.

La sensibilité à l'insuline des adipocytes est améliorée par le mésocarpe de grenade grâce à la réduction du stress oxydatif et de l'inflammation

Résumé

Objectif : Les phénomènes inflammatoires et l’augmentation du stress oxydatif observés lors de la progression de la physiopathologie cellulaire rendent nécessaires des stratégies thérapeutiques basées sur des antioxydants nutritionnels. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité de l’extrait de mésocarpe de grenade (EMG) sur la différenciation des préadipocytes en adipocytes, en présence ou en absence de peroxyde d’hydrogène (H₂O₂), un modèle mimant l’insulinorésistance.

Méthode : L’effet de l’EMG sur l’accumulation de lipides, l’expression protéique des biomarqueurs antioxydants, inflammatoires et adipogéniques, la production d’espèces réactives de l’oxygène, l’activité des enzymes antioxydantes et la sécrétion d’IL-6 a été évalué au cours de la différenciation des préadipocytes en adipocytes, en présence ou en absence de H₂O₂.

Résultats : Le H₂O₂ a réduit l’expression du régulateur de la sensibilité à l’insuline PPARγ et a inhibé la différenciation des adipocytes. L’EMG a contrecarré l’effet du H₂O₂. Ce dernier traitement a induit une accumulation de graisse plus importante en favorisant l'expression des marqueurs adipogéniques PPARγ, C/EBPα, FABP4 et CD36, comparativement aux cellules témoins et aux cellules en différenciation traitées au H₂O₂. Au cours de l'adipogenèse, l'augmentation la plus importante (p < 0,05) de la sécrétion d'IL-6, soit 3,16 fois supérieure dans les cellules témoins et 3,85 fois supérieure dans les cellules traitées au H₂O₂, a été observée au jour 2 de la différenciation, comparativement au jour 0. Le PME a diminué significativement (p < 0,01) la sécrétion de cette cytokine et a également inhibé l'expression de NFκB. Le PME a aussi prévenu la réduction de l'activité de la superoxyde dismutase, de la catalase et de la glutathion peroxydase observée au cours de l'adipogenèse, de 33 %, 119 % et 42 % respectivement.

Conclusion : Ces résultats indiquent que le mésocarpe de grenade améliore efficacement la sensibilité à l’insuline et peut significativement atténuer le stress oxydatif et l’inflammation.

Source : Ramlagan, P., Rondeau, P., Bourdon, E., Bahorun, T., & Neergheen, V. S. (2024). Insulin Sensitivity of Adipocytes is Improved by Pomegranate Mesocarp Through Reduced Oxidative Stress and Inflammation. Journal of the American Nutrition Association, 43(7), 592–603. https://doi.org/10.1080/27697061.2024.2353295

Vitamines du complexe B (B1, B2, B3, B6, B9, B12)

Les vitamines du complexe B liées au métabolisme énergétique et leur rôle dans la performance physique : une revue narrative

Résumé

Objectif : Cette revue vise à clarifier la relation entre la thiamine, la riboflavine, la niacine et la performance physique.

Actualités : Les vitamines B (thiamine [vitamine B1], riboflavine [vitamine B2] et niacine [vitamine B3]) sont des vitamines hydrophiles qui jouent un rôle fondamental de coenzymes dans les réactions enzymatiques du métabolisme énergétique. L’augmentation de la demande énergétique lors d’un effort physique peut modifier les besoins en ces vitamines.

Perspectives et projets : Cette étude est une revue narrative qui a sélectionné et analysé des études portant sur l’influence des vitamines thiamine, riboflavine et niacine sur la performance sportive chez l’humain et chez des modèles animaux.

Conclusion : Les recherches montrent qu’une supplémentation en ces vitamines ne produit pas nécessairement d’effets ergogéniques. Malgré leur rôle fondamental dans les voies anaboliques, seule la consommation de dérivés de la thiamine a montré des effets positifs sur la performance physique et la fatigue. La supplémentation en riboflavine seule n’a pas montré d’effets positifs, tandis que des données suggèrent qu’une consommation élevée de niacine peut nuire à la performance physique. Certaines études ont mis en évidence une augmentation de l'excrétion et une diminution des concentrations sanguines de ces vitamines après l'effort physique, mais les résultats restent contradictoires. Toutefois, la pharmacocinétique, les doses, la fréquence d'administration et la voie d'administration des substances ajoutées peuvent influencer ces résultats. Les études sur les vitamines B et l'exercice physique sont peu nombreuses et, pour la plupart, anciennes. De nouvelles études, avec des protocoles rigoureusement contrôlés, sont nécessaires pour élucider les effets réels de la thiamine, de la riboflavine et de la niacine sur la performance physique.

Source : A.-C. Gonçalves, G.-V. Portari, « The B-complex vitamins related to energy metabolism and their role in exercise performance: A narrative review », Science & Sports, vol. 36, n° 6, 2021, p. 433-440, ISSN 0765-1597, https://doi.org/10.1016/j.scispo.2020.11.007.

Vitamines B : fonctions et utilisations en médecine

Résumé

Les vitamines B sont un groupe de huit vitamines hydrosolubles. L'organisme ne les stocke pas ; un apport quotidien est donc nécessaire. On les trouve dans les protéines animales, les produits laitiers, les légumes verts à feuilles et les légumineuses. Leur fonction se divise généralement en deux volets : le métabolisme catabolique, qui conduit à la production d'énergie, et le métabolisme anabolique, qui aboutit à la synthèse de molécules bioactives. Elles sont des cofacteurs essentiels au transport axonal, à la synthèse des neurotransmetteurs et à de nombreuses voies métaboliques cellulaires. Les vitamines B sont également des cofacteurs de nombreuses enzymes essentielles impliquées dans la biosynthèse de l'ARN et de l'ADN. Les carences en vitamines B sont considérées comme des facteurs étiologiques dans le développement de divers troubles neurologiques et d'un large éventail d'états pathologiques. La diminution de l'apport alimentaire et de l'efficacité d'absorption chez certaines populations, notamment les personnes âgées, peut justifier une attention particulière à leurs apports en vitamines B. La plupart des vitamines B sont généralement sans danger, même aux doses apportées par les aliments enrichis ou les compléments alimentaires.

Source : Hanna M, Jaqua E, Nguyen V, Clay J. B Vitamins: Functions and Uses in Medicine. Perm J. 2022 Jun 29;26(2):89-97. doi: 10.7812/TPP/21.204. Epub 2022 Jun 17. PMID: 35933667; PMCID: PMC9662251.

Chrome

La supplémentation en picolinate de chrome atténue la prise de poids et augmente la sensibilité à l'insuline chez les sujets atteints de diabète de type 2

Résumé

Objectif : La supplémentation en picolinate de chrome (CrPic) a été proposée pour améliorer la glycémie, mais les données concernant son efficacité sont contradictoires. Nous avons cherché à déterminer l’effet du CrPic sur la sensibilité à l’insuline, le contrôle glycémique et la composition corporelle chez des sujets atteints de diabète de type 2.

Méthodes : Trente-sept sujets atteints de diabète de type 2 ont été évalués. Après une évaluation initiale, les sujets ont reçu un sulfamide hypoglycémiant (glipizide, système thérapeutique gastro-intestinal, 5 mg/jour) associé à un placebo pendant 3 mois. Ils ont ensuite été randomisés en double aveugle pour recevoir soit le sulfamide hypoglycémiant associé à un placebo (n = 12), soit le sulfamide hypoglycémiant associé à 1 000 µg de chrome sous forme de CrPic (n = 17) pendant 6 mois. La composition corporelle, la sensibilité à l’insuline et le contrôle glycémique ont été mesurés à l’inclusion, à la fin de la phase de 3 mois sous placebo (en simple aveugle) et à la fin de l’étude.

Résultats : Les sujets randomisés dans le groupe sulfonylurée/placebo, par opposition à ceux randomisés dans le groupe sulfonylurée/CrPic, ont présenté une augmentation significative du poids corporel (2,2 kg, P < 0,001 contre 0,9 kg, P = 0,11), du pourcentage de graisse corporelle (1,17 %, P < 0,001 contre 0,12 %, P = 0,7) et de la graisse abdominale totale (32,5 cm(2), P < 0,05 contre 12,2 cm(2), P < 0,10) par rapport à la valeur de référence. Les sujets randomisés dans le groupe sulfonylurée/CrPic ont présenté des améliorations significatives de la sensibilité à l'insuline corrigée pour la masse maigre (28,8 ; p < 0,05 vs 15,9 ; p = 0,4), de l'HbA1c (-1,16 % ; p < 0,005 vs -0,4 % ; p = 0,3) et des acides gras libres (-0,2 mmol/l ; p < 0,001 vs -0,12 mmol/l ; p < 0,03) par rapport au groupe sulfonylurée/placebo.

Conclusions : Cette étude démontre que la supplémentation en CrPic chez les sujets atteints de diabète de type 2 traités par sulfonylurées améliore significativement la sensibilité à l'insuline et le contrôle glycémique. De plus, cette supplémentation a significativement atténué la prise de poids et l'accumulation de graisse viscérale comparativement au groupe placebo.

Source : Martin J, Wang ZQ, Zhang XH, Wachtel D, Volaufova J, Matthews DE, Cefalu WT. La supplémentation en picolinate de chrome atténue la prise de poids et augmente la sensibilité à l’insuline chez les sujets atteints de diabète de type 2. Diabetes Care. 2006 août ; 29(8) : 1826-32. doi : 10.2337/dc06-0254. PMID : 16873787.

Références :

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